Caséine

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La caséine, cette protéine de lait, semble faire l'unanimité, surtout auprès des sportifs.

Mais comment la définit-on et comment réagir lorsqu'on y est allergique ? On vous explique tout à ce sujet dans la suite de notre article.

Caséine : qu’est-ce que c’est ?

Issue du terme latin caseus qui signifie « fromage », la caséine est une protéine que l’on retrouve dans le lait des mammifères :

  • on en compte par exemple 30 g/L chez la vache et 9 g/L chez la femme ;
  • on la retrouve aussi dans la viande de bœuf, de veau, dans les laits de chèvre, de brebis, de bufflonne ou encore de jument ;
  • elle entre également dans la composition de nombreux autres produits, comme le chocolat au lait ou blanc, les biscuits, les pâtisseries, les yaourts, les sauces toutes prêtes ou encore dans les charcuteries industrielles.

Bon à savoir : la caséine est utilisée pour la fabrication de colles et d’adhésifs mais aussi de matières plastiques.

Caséine : avantages et inconvénients

La caséine est utilisée par certains sportifs comme suppléments alimentaires :

  • Cette protéine à assimilation lente permet de faciliter la régénération musculaire.
  • Elle aide également à préserver et développer la masse musculaire lors de la pratique d’un sport exigeant pour les muscles. Elle est notamment très utile et donc très utilisée par les body-builders.

Toutefois, la possibilité de développer un cancer semble importante lorsque l'on consomme de la caséine.

De nombreuses études ont mené à cette conclusion. Comme pour les graisses et les protéines animales, leur consommation en très grande quantité est déconseillée.

À noter : à long terme, la prise de protéines peut s’avérer néfaste. Les reins, qui les éliminent, doivent travailler dur et peuvent se retrouver endommagés. Demandez conseil à votre médecin.

Allergie à la caséine

Chez l’enfant, l’allergie aux protéines de lait de vache est la première à apparaître :

  • elle concerne environ 7,5 % des enfants ;
  • elle représente la quatrième allergie alimentaire chez l’enfant, après l’œuf, l’arachide et le poisson ;
  • elle se détecte par des tests sanguins et/ou cutanés ;
  • elle se traite bien, en remplaçant les protéines bovines par des hydrolysat de protéines.

Le lait contient plus de trente protéines, et toutes sont potentiellement allergisantes. La caséine et la β-lactoglobuline sont le plus souvent en cause, mais la caséine est responsable des allergies durables.

Les signes cliniques d’une allergie à la caséine ou à une autre protéine du lait de vache sont variés. Citons notamment :

  • des problèmes digestifs, avec notamment des nausées, des vomissements, une diarrhée, des douleurs abdominales ou encore la présence de sang dans les selles ;
  • une réaction cutanée, avec l’apparition de plaques rouges, de démangeaisons, de boutons ;
  • des difficultés respiratoires, comme de l’asthme, une toux ou encore le nez qui coule ;
  • dans le pire des cas, la réaction peut aller jusqu’à un choc anaphylactique.

En cas d’allergie au lait de vache, il est contre-indiqué de consommer le lait d’autres animaux (chèvre, brebis, etc.). En revanche, les hydrolysats de protéines de riz ou les formules infantiles à base de soja peuvent constituer une solution de deuxième recours si les hydrolysats poussés de protéines ne sont pas acceptés. Parlez-en à votre médecin.

Bon à savoir : il ne faut pas confondre allergie au lait (il s’agit d’une réaction du système immunitaire face à une protéine du lait) et intolérance au lactose (le système immunitaire n’intervient pas, le problème est une enzyme manquante qui empêche la bonne digestion du lactose).

Pour aller plus loin :

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