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Cabillaud et morue : bienfaits nutritionnels et conseils pour une consommation optimale

Le cabillaud et la morue désignent le même poisson, mais sous des formes différentes. Le cabillaud correspond au poisson frais ou congelé, tandis que la morue désigne le cabillaud salé et séché. Ces deux formes offrent des qualités nutritionnelles remarquables pour une alimentation équilibrée et variée. Poisson maigre par excellence, le cabillaud apporte des protéines de qualité et des minéraux bénéfiques pour la santé.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 12 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Bienfait du poisson
© Thinkstock
Viandes, œufs et produits de la mer : protéines, choix et impact santé

Sommaire.

  1. En bref
  2. Différence entre cabillaud et morue : deux formes du même poisson
  3. Valeurs nutritionnelles du cabillaud : un profil riche en protéines et minéraux
  4. Iode et sélénium : deux minéraux clés pour la thyroïde
  5. Oméga-3 dans le cabillaud : un apport modéré à compléter
  6. Protéines de qualité pour la croissance et le maintien musculaire
  7. Modes de cuisson pour préserver les nutriments
  8. Choix et conservation du cabillaud frais
  9. Précautions et contre-indications
  10. Intégration du cabillaud dans une alimentation équilibrée
  11. FAQ

En bref

  • Le cabillaud contient environ 18 à 23 grammes de protéines pour 100 grammes, avec seulement 77 à 105 kilocalories.
  • Ce poisson fournit 80 % des apports journaliers recommandés en iode, un minéral indispensable pour la synthèse des hormones thyroïdiennes.
  • La teneur en apports journaliers couvre 60 % des besoins en sélénium, un antioxydant qui protège les cellules de l’organisme.
  • L’Organisation mondiale de la Santé recommande de manger du poisson deux fois par semaine pour bénéficier de ses nutriments.

Différence entre cabillaud et morue : deux formes du même poisson

La différence entre le cabillaud et la morue réside dans le mode de conservation. Le cabillaud frais se consomme dans les un à deux jours suivant son achat, tandis que le cabillaud congelé se conserve plusieurs mois au congélateur. La morue salée, appelée bacalhau dans la cuisine portugaise, nécessite un dessalage d’un à deux jours avec plusieurs changements d’eau quotidiens. Cette technique de conservation permet de prolonger la durée de vie du poisson tout en modifiant légèrement sa texture et son goût.

Le Gadus morhua, nom scientifique de la morue atlantique, se pêche dans l’Atlantique Nord depuis des millénaires. Les peuples nordiques utilisaient le séchage et le salage pour conserver ce poisson lors des voyages maritimes et des hivers rigoureux. Aujourd’hui, le cabillaud reste un aliment de base dans de nombreux pays comme le Royaume-Uni, le Portugal et les nations scandinaves. Les quotas de pêche encadrent la capture de ce poisson pour préserver les stocks menacés par la surpêche.

Valeurs nutritionnelles du cabillaud : un profil riche en protéines et minéraux

Une portion de 100 grammes de cabillaud cru apporte 18 grammes de protéines animales complètes, contenant les neuf acides aminés essentiels. Ces protéines nécessaires soutiennent le maintien de la masse musculaire, la croissance de l’enfant et la synthèse des globules rouges. Le poisson contient également 0,7 à 0,86 grammes de lipides, ce qui le classe parmi les poissons maigres. Cette faible teneur en matières grasses convient aux personnes surveillant leur apport calorique.

Le cabillaud fournit des vitamines indispensables pour la santé. La riboflavine, la vitamine B2 et la niacine participent au métabolisme énergétique et au renouvellement des cellules du corps. La vitamine B12 couvre 40 à 52 % des apports journaliers recommandés pour la santé, favorisant la division cellulaire et la fabrication des globules rouges dans le sang. La vitamine D, présente à hauteur de 1,2 à 1,35 microgrammes pour 100 grammes, aide à la fixation du calcium et du phosphore pour la minéralisation osseuse.

Les concentrations en calcium restent modestes avec 14 milligrammes pour 100 grammes. En revanche, le sélénium, l’iode et le phosphore atteignent des niveaux remarquables. Le phosphore couvre 29 à 35 % des besoins quotidiens, contribuant à la santé des os et des dents. Le poisson riche en vitamine B6 apporte également 1,283 milligrammes de cette vitamine dans certaines préparations, soutenant le système immunitaire fort et la production d’énergie chez les sportifs.

Iode et sélénium : deux minéraux clés pour la thyroïde

Le cabillaud apporte 120 à 122 microgrammes d’iode pour 100 grammes, couvrant 80 % des apports journaliers recommandés en vitamines et minéraux. L’iode pour la synthèse des hormones thyroïdiennes régule le métabolisme, la croissance osseuse et le développement cognitif. Les femmes enceintes ont des besoins accrus en iode pour assurer le développement harmonieux du cerveau du fœtus. Une carence en iode peut entraîner des retards intellectuels et moteurs chez les enfants.

Le sélénium atteint 24,9 à 37,6 microgrammes pour 100 grammes, soit 35 à 60 % des besoins quotidiens. Ce minéral agit comme un antioxydant, protégeant la cellule vivante contre les dommages oxydatifs. Le sélénium soutient également le fonctionnement de la glande thyroïdienne et renforce le système immunitaire. Les personnes souffrant de pathologies thyroïdiennes doivent consulter un médecin avant de consommer régulièrement du cabillaud en raison de sa forte teneur en iode.

Bon à savoir

Plusieurs études ont démontré que la consommation d’au moins 35 g de poisson par jour pourrait réduire le risque d’infarctus du myocarde, et d’accidents cardiaques graves, de 40 % (dans le cadre d’une alimentation équilibrée). Tout en l’admettant, l’Anses recommande de ne pas consommer plus de deux poissons par semaine, dont un gras (au-delà, les polluants contenus dans leur chair pourraient devenir toxiques).

Les apports en nutriments du cabillaud complètent ceux d’autres poissons maigres comme le colin ou la sole. Varier les espèces permet de bénéficier de profils nutritionnels différents tout en limitant l’exposition au mercure. Le cabillaud contient environ 0,1 milligramme de mercure par kilogramme, bien en dessous du seuil européen de 0,5 milligramme par kilogramme. Cette faible concentration autorise une consommation régulière sans risque pour la santé générale.

Oméga-3 dans le cabillaud : un apport modéré à compléter

Le poisson riche en oméga-3 comme le saumon ou le maquereau contient entre 1 800 et 2 600 milligrammes d’EPA et de DHA pour 100 grammes. Le cabillaud, en comparaison, apporte seulement 180 milligrammes de ces acides polyinsaturés pour la même quantité. Une portion de 150 grammes de cabillaud couvre environ 54 % de l’objectif quotidien de 500 milligrammes d’EPA et de DHA fixé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.

Les oméga-3 essentiels, notamment le DHA essentiel et l’EPA, protègent le système cardiovasculaire et soutiennent le développement des cellules nerveuses. Le poisson contenant de l’EPA favorise la réduction de l’inflammation et améliore la fluidité du sang. Pour atteindre les apports recommandés, il convient d’alterner une portion de poisson gras et une portion de poisson maigre chaque semaine. Cette stratégie permet de bénéficier des protéines du cabillaud tout en obtenant suffisamment d’oméga-3 grâce aux poissons gras.

L’huile de foie de morue naturelle représente une source concentrée d’oméga-3, avec environ 1 200 milligrammes par cuillère à café de 5 millilitres. Cette huile contient également 250 microgrammes de vitamine D et 30 000 microgrammes de vitamine A pour 100 grammes. Les cures d’huile de foie de morue, à raison de 20 à 30 millilitres par jour pendant trois semaines, se pratiquent traditionnellement au changement de saison pour renforcer les défenses immunitaires et améliorer la santé de la peau et des cheveux.

Protéines de qualité pour la croissance et le maintien musculaire

Une excellente source de protéines, le cabillaud fournit tous les acides aminés essentiels nécessaires à la synthèse hormonale et à la réparation des tissus. Les protéines pour la croissance jouent un rôle structural dans les muscles, les os et les organes. Les enfants et adolescents ont besoin d’environ 50 grammes de protéines par jour, dont 50 % d’origine animale. Une portion de 150 grammes de cabillaud apporte environ 27 à 34 grammes de protéines, couvrant une part importante de ces besoins.

Les sportifs bénéficient particulièrement des protéines du poisson pour la récupération musculaire après l’effort. La vitamine B12 et la vitamine B6 contenues dans le cabillaud participent à la production d’énergie et au renouvellement des tissus. Le poisson maigre offre une alternative aux viandes rouges, dont la consommation doit rester limitée à 500 grammes par semaine hors volaille selon les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation.

Les œufs de cabillaud fumés constituent également une source intéressante de protéines et d’oméga-3. Ces œufs contiennent du DHA pour le cerveau et de la vitamine D pour la santé osseuse. La conservation par salage au sel de Guérande préserve les qualités nutritionnelles sans ajout d’additifs. Les œufs de cabillaud se consomment en apéritif ou intégrés dans des préparations comme le tarama, offrant une variété culinaire appréciable.

Modes de cuisson pour préserver les nutriments

La cuisson à la vapeur, en papillote ou au four à basse température conserve 85 à 95 % des oméga-3 et des vitamines du cabillaud. La friture, en revanche, détruit jusqu’à 70 % des EPA et DHA, réduisant les bénéfices nutritionnels du poisson. Pour préserver les nutriments, il convient de cuire le cabillaud à une température modérée, sans excès de matières grasses. L’ajout d’huile de colza ou d’huile d’olive après cuisson enrichit le plat en acides gras mono-insaturés et poly-insaturés.

À noter

Quand vous achetez votre cabillaud, veillez particulièrement, vous aussi, à ne pas rompre la chaîne du froid.

Le cabillaud se prépare de multiples façons : grillé avec des herbes aromatiques, bouilli avec des légumes, ou cuit au four avec du citron et du persil. La brandade de morue mélange du cabillaud dessalé émietté avec des pommes de terre écrasées, de l’ail et de l’huile d’olive. Cette recette traditionnelle du sud de la France valorise la morue salée tout en apportant des glucides complexes et des lipides de qualité. Le bacalhau portugais, servi avec des pommes de terre, du chou et de l’huile d’olive, constitue un plat de Noël traditionnel dans de nombreuses familles.

Le saumon fumé et le haddock fumé, cousin du cabillaud, offrent des alternatives savoureuses pour varier les sources de protéines. Le fumage naturel au bois préserve les qualités nutritionnelles du poisson tout en lui conférant une saveur caractéristique. Ces poissons fumés se consomment sans cuisson supplémentaire, ce qui maintient intactes les vitamines sensibles à la chaleur. Les anchois et autres petits poissons complètent une alimentation riche en oméga-3 et en minéraux.

Choix et conservation du cabillaud frais

Un cabillaud de qualité présente une peau luisante, des ouïes rouges vives et un œil brillant. L’absence d’odeur forte indique la fraîcheur du poisson. Le cabillaud frais se conserve un à deux jours au réfrigérateur, dans la partie la plus froide. Pour une conservation plus longue, la congélation s’impose dès l’achat. Le cabillaud surgelé en mer préserve mieux les nutriments que le poisson frais conservé plusieurs jours, car la surgélation rapide bloque la dégradation des vitamines et des acides gras.

Les pêcheries durables garantissent une gestion responsable des stocks de cabillaud. Privilégier le cabillaud du Nord, pêché en Norvège ou au Groenland, limite l’impact environnemental et soutient les populations de poissons menacées. Les labels de pêche durable aident à identifier les produits respectueux des écosystèmes marins. La morue de l’Atlantique, principale espèce commercialisée, fait l’objet de quotas stricts pour éviter l’effondrement des stocks observé depuis les années 1990.

Le dos de cabillaud fumé et le haddock fumé se conservent plus longtemps grâce au salage et au fumage. Ces techniques traditionnelles permettent de profiter du poisson tout au long de l’année, même en dehors de la saison de pêche d’octobre à avril. La morue salée se garde plusieurs mois dans un endroit sec et frais, offrant une solution pratique pour disposer d’une protéine animale de qualité en permanence.

Précautions et contre-indications

Les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées doivent éviter de consommer du cabillaud cru ou mariné en raison du risque de contamination par des bactéries comme les salmonelles ou la listeria. La cuisson à cœur élimine ces dangers et garantit la sécurité alimentaire. Les femmes enceintes peuvent manger du poisson deux fois par semaine, en privilégiant les espèces à faible teneur en mercure comme le cabillaud.

Les allergies au poisson concernent une partie de la population et peuvent provoquer des réactions graves. Les personnes allergiques doivent éviter toute consommation de cabillaud et de produits dérivés. Les pathologies thyroïdiennes nécessitent une vigilance particulière en raison de la forte teneur en iode du cabillaud. Un avis médical permet d’adapter la consommation de poisson en fonction des besoins individuels et des traitements en cours.

Le respect de la chaîne du froid prévient les intoxications alimentaires. Le cabillaud doit rester réfrigéré jusqu’à la préparation et consommé avant la date limite de consommation indiquée sur l’emballage. La congélation à moins 18 degrés Celsius assure une conservation optimale pendant plusieurs mois. Décongeler le poisson au réfrigérateur plutôt qu’à température ambiante limite la prolifération bactérienne.

Bon à savoir

De nos jours, les principales zones de pêche de cabillauds sont en Norvège, en Islande, en Irlande et au Royaume-Uni.

Intégration du cabillaud dans une alimentation équilibrée

Le Programme national nutrition santé recommande de consommer du poisson au moins deux fois par semaine, dont un poisson gras. Le cabillaud s’inscrit parfaitement dans cette recommandation en tant que poisson maigre, à alterner avec le maquereau, la sardine ou le hareng. Cette diversité garantit un apport suffisant en oméga-3, en protéines et en minéraux tout en limitant l’exposition aux contaminants comme le mercure.

Une alimentation variée et équilibrée inclut également des légumes, des fruits, des céréales complètes et des légumineuses. Associer le cabillaud à des légumes verts améliore l’absorption du sélénium et des vitamines liposolubles. Les pommes de terre, souvent servies avec le poisson, apportent des glucides complexes et des fibres bénéfiques pour la digestion. L’ajout d’huile de colza ou d’huile d’olive fournit des acides gras essentiels et enrichit le plat en vitamine E.

Les portions recommandées pour les adultes varient entre 120 et 150 grammes de poisson par repas. Les enfants nécessitent des portions adaptées à leur âge et à leurs besoins énergétiques. Varier les modes de préparation et les accompagnements permet de maintenir l’intérêt gustatif tout en bénéficiant des apports nutritionnels du cabillaud. Les recettes traditionnelles comme la brandade ou le bacalhau offrent des options savoureuses pour intégrer ce poisson dans l’alimentation quotidienne.

FAQ

Quelle est la différence nutritionnelle entre cabillaud et morue ?

Le cabillaud frais et la morue salée proviennent du même poisson, mais le salage modifie la teneur en sodium. La morue salée contient beaucoup plus de sel, ce qui nécessite un dessalage prolongé avant consommation. Les protéines, l’iode et le sélénium restent présents dans les deux formes, mais la concentration peut varier selon le mode de conservation.

Le cabillaud convient-il aux personnes qui surveillent leur poids ?

Le cabillaud représente un choix idéal pour les personnes souhaitant contrôler leur apport calorique. Avec seulement 77 à 105 kilocalories pour 100 grammes et moins de 1 gramme de lipides, ce poisson maigre apporte des protéines de qualité sans excès de matières grasses. Les protéines favorisent la satiété et le maintien de la masse musculaire pendant une perte de poids.

Peut-on consommer du cabillaud tous les jours ?

Manger du poisson plusieurs fois par semaine suffit pour bénéficier de ses nutriments sans risque de surexposition au mercure. Deux à trois portions hebdomadaires de cabillaud couvrent les besoins en protéines, iode et sélénium. Alterner avec d’autres sources de protéines comme les œufs, les légumineuses ou la volaille garantit une alimentation équilibrée et variée.

Comment conserver le cabillaud pour préserver ses qualités nutritionnelles ?

Le cabillaud frais se conserve un à deux jours au réfrigérateur dans sa partie la plus froide. La congélation rapide après achat préserve mieux les vitamines et les oméga-3 que la conservation prolongée au frais. Le cabillaud surgelé en mer offre une qualité nutritionnelle optimale grâce à la surgélation immédiate après la pêche.

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