La planche à découper, ce premier outil qu’on choisit mal le plus souvent. Le bois (hêtre, érable, bambou) est antibactérien naturellement (la sève referme les entailles), doux pour les lames et durable s’il est huilé une fois par mois à l’huile minérale alimentaire. Le plastique (polyéthylène HDPE) passe au lave-vaisselle, ce qui le rend plus pratique pour la viande et la volaille crues. À éviter : le verre et la pierre, qui émoussent les couteaux en quelques mois. Format minimum recommandé : 30 × 40 cm pour avoir la place de travailler, comptez 25 à 60 € pour une planche en bois de bonne facture.
Le coupe-légumes regroupe en réalité trois familles distinctes. La mandoline (V-blade japonaise type Benriner autour de 30 €, ou modèle pro inox à 80-150 €) tranche fin et régulier mais coupe les doigts au moindre relâchement : le poussoir n’est pas optionnel. Le spiraliseur transforme courgettes et carottes en spaghettis végétaux. Le robot coupe-légumes électrique (type Magimix Le Mini Plus ou Moulinex Fresh Express, 80 à 200 €) abat le travail d’un repas de famille en cinq minutes. Pour la coupe quotidienne, un bon couteau de chef en 20 cm reste l’outil le plus polyvalent et le plus rapide à dégainer.
L’assistant culinaire, ou robot multifonction tout-en-un, type Thermomix (1 500 €), Magimix Cook Expert (1 100 à 1 300 €), Moulinex i-Companion ou Krups Prep&Cook (500 à 800 €). Il pèse, mélange, hache, mixe, cuit, mijote, pétrit, monte les blancs, pilote des recettes guidées via application. Très utile si vous cuisinez beaucoup et que vous voulez déléguer la surveillance d’une casserole tout en faisant autre chose. Beaucoup moins indispensable si vous êtes en couple sans enfants et que vous cuisinez surtout au feeling. À évaluer aussi : le bruit (certains modèles passent les 80 dB en hachage), la place qu’il prend sur le plan de travail, le service après-vente (Vorwerk pour le Thermomix tient particulièrement bien la route).
L’autocuiseur, ou cocotte-minute (terme déposé par SEB depuis 1953), divise les temps de cuisson par trois ou quatre grâce à une pression interne autour de 1,7 bar et une température de 115-120 °C. Un pot-au-feu en 45 minutes au lieu de 3 heures, des lentilles en 8 minutes, un poulet entier en 25 minutes. Les modèles récents en inox avec deux niveaux de pression (SEB Clipso, Lagostina) durent vingt ans et plus si l’on remplace le joint et la soupape tous les 3 à 5 ans (15-25 € la pièce). Compter 80 à 200 € pour 6 à 8 L, la bonne taille pour une famille. L’autocuiseur électrique multifonctions (Instant Pot, Cookeo) ajoute des programmes (riz, yaourt, mijoté) et la cuisson sous pression sans surveillance, mais c’est un appareil de plus à brancher et une cuve antiadhésive plus fragile.
La cuisson vapeur préserve vitamines hydrosolubles et minéraux mieux que l’eau bouillante (la vitamine C résiste à 80 % à la vapeur contre 50 % à l’eau bouillante) et n’ajoute aucune matière grasse. Trois options à des prix très différents : le panier vapeur en inox qui se pose dans une casserole d’eau (10-20 €, suffisant pour un couple), le cuit-vapeur électrique multi-niveaux type Seb Vitacuisine ou Tefal Steam Cuisine (60 à 120 €, plusieurs étages pour cuire poisson, légumes et féculents en même temps avec des temps différents), le four vapeur intégré ou combiné vapeur de Miele, Bosch, Neff (1 500 à 3 500 €, qualité professionnelle et grande capacité). L’autocuiseur fait aussi très bien la vapeur avec son panier-grille, c’est souvent l’option la plus rationnelle quand on en a déjà un.