Lire une étiquette alimentaire

Sommaire

Dans une société de consommation mondialisée, marquée par les scandales alimentaires et la guerre des prix, on ne sait parfois plus vers quels produits alimentaires se tourner. Savoir ce que l'on mange passe en premier lieu par le décryptage des ingrédients d'un produit. Apprenons à lire une étiquette et à en tirer profit : notre estomac nous en remerciera.

Étiquette alimentaire : les informations obligatoires

Il existe une multitude d'informations sur un produit alimentaire. Parmi elles, certaines sont des informations génériques et obligatoires :

  • le descriptif du produit ;
  • le poids net du produit ;
  • les nom et adresse du fabricant ;
  • la date limite de consommation ou DLC (« à consommer jusqu'au… ») ;
  • ou, selon le type de produit, la date de durabilité minimale ou DDM (« à consommer de préférence avant le… ») ;
  • la présence ou l’absence d’OGM ;
  • les conditions de conservation (ex. : « après ouverture à consommer dans les 2 ou 3 jours »).

Toutes ces informations sont des informations obligatoires qui nous donnent une première indication sur le produit.

Bon à savoir : depuis le 13 décembre 2014, le règlement européen sur l’information des consommateurs, ou règlement « INCO », définit une taille minimale de caractère pour toutes les mentions obligatoires (liste d’ingrédients, dates limites, poids, etc.). Elle est fixée à 1,2 mm.

Liste des ingrédients sur les étiquettes alimentaires

Dans la liste, les ingrédients sont rangés du plus au moins présent dans le produit, cela permet de savoir assez rapidement quel est le produit majoritaire du produit concerné.

Si l'on prend l'exemple d'un plat de lasagnes de supermarché, on peut voir par exemple la liste exhaustive du plat :

Ingrédients : sauce bolognaise cuisinée 47 % (sauce à la tomate et au concentré de tomate réhydraté 53 %, viande de bœuf cuite 20 %, oignons, carottes, eau, huile de tournesol, amidon modifié de pomme de terre, aromates (thym, basilic), arôme naturel, extraits naturels d'épices et d'aromates (ail, laurier, basilic, thym, poivre), sel, sucre, vin rouge concentré) ; Sauce béchamel 28 % (eau, lait écrémé en poudre, farine de blé, huile de tournesol, amidon modifié de maïs, sel, extraits naturels de muscade et de poivre) ; Pâtes fraîches 22 % (semoule de blé dur, eau, blancs d'œufs, sel) ; Gratinage au fromage 3 % (emmental, fécule de pomme de terre, paprika, curcuma).

Derrière des produits qui semblent équivalents, la composition en matières premières peut être très différente. Examiner la liste d’ingrédients permet de relever ces différences de composition et d’en tenir compte avant de choisir.

Étiquetage nutritionnel

Aujourd'hui, sur tous les produits alimentaires figure un tableau d'apports nutritionnels, exprimés pour 100 g de produit. L’étiquette mentionnera par exemple :

  • la valeur énergétique (à savoir l’apport calorique de l’aliment, souvent noté en kJ) ;
  • la quantité de lipides ;
  • d’acides gras saturés ;
  • d’acides gras trans ;
  • de glucides ;
  • de sucres ;
  • de lipides ;
  • de protéines ;
  • de sel.

Bon à savoir : dans le cas d’aliments qui ne sont pas emballés, notamment pour les aliments vendus en vrac tels que les fruits et légumes, certaines de ces indications figurent sur des panneaux à proximité des denrées.

Il est également possible de connaître la qualité nutritionnelle de nombreux produits alimentaires grâce à l'étiquette « Nutri-score », progressivement mise en place. Cette étiquette classe les produits en 5 catégories, de la meilleure qualité nutritionnelle (A sur fond vert foncé) à la moins bonne qualité nutritionnelle (E sur fond rouge foncé). Ce code est élaboré en fonction de la teneur en sel, en sucre, en mauvaise graisse et de l’apport calorique (arrêté du 31 octobre 2017).

Lire une étiquette alimentaire : les mentions à regarder à la loupe

Parmi toutes ces informations, il convient de faire attention à certaines indications, essentielles pour qui n'a pas envie d'absorber n'importe quoi. On sera particulièrement vigilant sur :

  • la provenance de la viande : viande d'origine française, race de l'animal, etc. ;
  • la provenance du poisson : poisson d'élevage, pêché au large, bio, etc. ;
  • les labels : appellation d'origine contrôlée, indication géographique protégée, etc. ;
  • les additifs : les aliments sont parfois enrichis de vitamines de synthèse (C) ou d'un apport excessif en sodium.

À noter : dans la restauration commerciale et collective, l'origine ou la provenance des viandes des animaux des espèces bovine, porcine, ovine et de volailles doivent être portées à la connaissance du consommateur, de façon lisible et visible, par affichage, indication sur les cartes et menus, ou sur tout autre support (décret n° 2002-1465 du 17 décembre 2002, modifié par le décret n° 2022-65 du 26 janvier 2022).

Bon à savoir : les produits étiquetés « light » ne sont pas forcément pauvres en calories et contiennent souvent des sucres de synthèse comme du saccharose, de l'aspartame, de la stévia, etc.

Pour approfondir le sujet :

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