Traitement de la carence en fer

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Le fer est présent en toute petite quantité dans l'organisme (pas plus de quelques grammes), mais il n'en est pas moins vital. Tout manque en fer, appelé aussi « anémie », altère l'oxygénation de nos cellules et peut compromettre bon nombre de réactions métaboliques au sein de notre organisme. Voici pas à pas quel est le traitement de la carence en fer.

 

 

Identifiez une carence en fer

Les personnes à risques :

  • les femmes. Sur les quelques grammes de fer présent dans l'organisme, plus de la moitié sert au pigment du sang. En cas de règles abondantes, les femmes perdent donc beaucoup de fer. Lors des grossesses, le risque est également présent car une mère cède une partie de son fer à son enfant.
  • les personnes souffrant de micro-pertes de sang quotidiennes, par exemple les personnes atteintes d'une maladie inflammatoire chronique de l'intestin.
  • les personnes ayant une alimentation pauvre en fer, comme en cas de végétarisme ou de végétalisme. Dans ces cas, l'absence de consommation de chairs animales, qui représentent les sources de fer les mieux absorbées par l'organisme, peut appauvrir le pool de fer.

Les symptômes :

  • fatigue anormale et moindre résistance aux infections ;
  • essoufflement exagéré et pouls rapide ;
  • maux de tête, étourdissements et moindre performance intellectuelle ;
  • extrémités froides ;
  • fragilité émotionnelle ;
  • pâleur, ongles cassants, chute de cheveux.

Le diagnostic :

Il se fait à partir d'une prise de sang qui indique un taux de ferritine (protéine de stockage du fer) inférieur à 50 ug/l de sang. Si l'analyse de sang révèle un manque en fer votre médecin vous prescrira un complément en fer.

1. Mangez du fer

Le fer naturellement présent dans les aliments est le mieux assimilé par l'organisme. On distingue :

  • le fer présent dans le sang des chairs animales (fer héminique) est le mieux assimilé par l'organisme. Les meilleures sources sont par ordre décroissant :
    • les abats comme le foie, le boudin ;
    • la viande surtout la viande rouge (cheval en tête puis le bœuf) ;
    • le poisson et autres produits de la pêche.
  • le fer issu d'autres sources que le sang des chairs animales (fer non-héminique), que l'on retrouve dans :
    • les légumineuses ;
    • les céréales complètes ;
    • les légumes ;
    • les herbes aromatiques ;
    • les oléagineux (amandes, noix, noisettes par exemple) ;
    • les œufs ;
    • les produits laitiers.

Bon à savoir : pour le fer héminique, privilégiez les cuissons douces (à l’étouffée, à la vapeur, en papillote, en marinade avec du jus de citron).

2. Associez fer et vitamine C

Tout le fer consommé ne va pas être absorbé par votre organisme. Une partie sera éliminée. Pour qu'un maximum de fer soit absorbé, consommez des aliments riches en vitamine C au moment du repas. La vitamine C est en effet le plus grand facilitateur d'absorption du fer. Vous pouvez par exemple :

  • manger des crudités à chaque repas ;
  • réaliser des vinaigrettes avec du jus de citron pressé ;
  • napper votre viande ou votre poisson d'un filet de jus de citron pressé ;
  • rajouter des persillades sur vos viandes rouges ;
  • boire un jus d'orange pressé en mangeant.

Attention :ne vous supplémentez pas avec un complément nutritionnel contenant du fer et de la vitamine C. Cela représente une véritable bombe oxydative qui abîme tous les tissus de l'organisme.

3. Ne freinez pas l'absorption du fer

Certaines molécules, présentes naturellement dans les aliments, freinent l'absorption du fer. Il s'agit :

  • des tannins, présents dans le thé et le café ;
  • du calcium qui est massivement présent dans les produits laitiers (yaourts et fromages).

Mieux vaut donc éviter de consommer ces aliments au moment des repas.

Bon à savoir : les fibres, présentes dans les légumes et produits céréaliers complets, et les phytates, présents dans les produits céréaliers complets sont parfois montrés du doigt parce qu'ils freineraient l'absorption du fer. Or, des études récentes ont mis en évidence le contraire, surtout si on respecte le bon mode de cuisson (al dente pour les légumes) et qu’on fait les bonnes associations (céréales complètes accompagnées de légumineuses prégermées).

4. Supplémentez-vous en fer

Il existe également des compléments alimentaires riches en fer. N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin ou à votre pharmacien pour choisir le produit adapté à votre situation.

Attention : ne prenez pas de supplémentation en prévention d'une éventuelle carence. Car le fer est un oxydant qui, présent en excès dans l'organisme, cause des dégâts.

Dans tous les cas :

  • Préférez une supplémentation faiblement dosée et ne dépassez pas la posologie indiquée par la boîte car notre capacité d'absorption du fer est faible.
  • Prenez-la un jour sur deux seulement car les systèmes de régulation du pool de fer dans l'organisme ne permettent pas d'absorber tout le fer des suppléments pris tous les jours.
  • Ingérez-la l'estomac vide pour éviter les antinutriments du repas (tanins, calcium en tête).

Bon à savoir : la plupart des suppléments en fer causent des inconforts digestifs compromettant parfois le traitement. Le sulfate ferreux sous forme liquide est la supplémentation la mieux tolérée.

 

 

Ces pros peuvent vous aider