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La rhubarbe : un légume-tige aux multiples bienfaits pour la santé

La rhubarbe se distingue par sa richesse nutritionnelle et ses vertus thérapeutiques reconnues depuis des siècles. Originaire d’Asie centrale, ce légume-tige de la famille des Polygonacées se cultive principalement dans le nord de la France, notamment en Normandie et en Alsace. Les tiges de la rhubarbe, récoltées de mai à juillet, offrent une composition nutritionnelle remarquable avec seulement 21 kilocalories pour 100 grammes. La consommation de la rhubarbe apporte des fibres alimentaires, des vitamines et des minéraux qui contribuent au bon fonctionnement de l’organisme.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 11 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Plat de rhubarbe
© Getty / IngridHS
Légumes : familles, bienfaits, saisonnalité et cuisson

Sommaire.

  1. En bref
  2. La composition nutritionnelle de la rhubarbe
  3. Les bienfaits de la rhubarbe pour le système digestif
  4. Les antioxydants et la protection cellulaire
  5. Les propriétés anti-inflammatoires de la rhubarbe
  6. La vitamine K et la santé osseuse
  7. La gestion du poids avec la rhubarbe
  8. La vitamine B9 et le développement cellulaire
  9. Les précautions liées à l’acide oxalique
  10. Les astuces pour cuisiner la rhubarbe
  11. La conservation de la rhubarbe
  12. La saison de la rhubarbe et la récolte
  13. Les utilisations traditionnelles en médecine chinoise
  14. Les recommandations de consommation
  15. Les contre-indications et interactions médicamenteuses
  16. FAQ

En bref

  • La rhubarbe contient 2,47 grammes de fibres pour 100 grammes, favorisant la régulation du transit intestinal.
  • Les tiges fournissent 296 microgrammes de vitamine K pour 100 grammes, un apport substantiel pour la coagulation sanguine.
  • La teneur en acide oxalique impose une consommation limitée à 150 grammes par jour maximum.
  • Les feuilles de la rhubarbe restent toxiques et ne doivent jamais être consommées.

La composition nutritionnelle de la rhubarbe

Une rhubarbe crue se compose à 92 % d’eau, ce qui explique sa faible densité calorique. Les glucides représentent seulement 1,47 gramme pour 100 grammes, tandis que les lipides atteignent 0,23 gramme. Les protéines demeurent présentes à hauteur de 0,78 gramme. Cette composition fait de la rhubarbe un aliment particulièrement adapté aux personnes qui surveillent leur poids.

Les vitamines présentes dans la rhubarbe incluent la vitamine C à raison de 9,7 milligrammes pour 100 grammes, soit environ 10 % des apports journaliers recommandés. La vitamine B9, également appelée acide folique, atteint 7,25 microgrammes. Les vitamines du groupe B, notamment B1, B2, B3, B5 et B6, complètent ce profil vitaminique. La vitamine E apporte ses propriétés antioxydantes avec 0,31 milligramme pour 100 grammes.

Du côté des minéraux, le calcium se révèle particulièrement abondant avec 129 milligrammes pour 100 grammes, soit 11 % des apports journaliers recommandés. Le potassium atteint 239 milligrammes, contribuant à la régulation de la pression artérielle. Le magnésium, le fer, le cuivre et le zinc viennent compléter cet apport minéral. Les légumes riches en minéraux jouent un rôle majeur dans l’équilibre alimentaire.

Les bienfaits de la rhubarbe pour le système digestif

Les fibres solubles et insolubles présentes dans la rhubarbe exercent une action complémentaire sur le transit intestinal. Les fibres solubles forment un gel qui ralentit l’assimilation des glucides et diminue l’absorption des graisses. Cette action contribue à réguler le taux de cholestérol sanguin en se liant aux graisses intestinales.

Les fibres insolubles augmentent le volume des selles et stimulent les contractions intestinales, favorisant ainsi un transit régulier. La rhubarbe possède une action bidirectionnelle sur le système digestif grâce à deux familles de composés. Les anthraquinones, notamment les sennosides A et B, exercent un effet laxatif doux en stimulant le péristaltisme. Les tanins astringents produisent un effet anti-diarrhéique en resserrant les tissus intestinaux et en réduisant la perméabilité.

Une étude menée sur 30 jours de supplémentation a démontré une amélioration de la fréquence et de la consistance des selles sans créer de dépendance. L’action anti-diarrhéique s’explique par l’inhibition des aquaporines 2 et 3, des protéines qui régulent le transport de l’eau dans l’intestin. Les légumes riches en fibres participent activement à la santé digestive.

Les antioxydants et la protection cellulaire

La rhubarbe renferme une grande variété de polyphénols qui neutralisent les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire. Les anthocyanes donnent à la rhubarbe sa couleur rougeâtre caractéristique et possèdent des propriétés antioxydantes puissantes. Les flavonoïdes, notamment la quercétine et la rutine, protègent les cellules contre le stress oxydatif.

Les acides phénoliques, comme l’acide gallique et l’acide chlorogénique, renforcent cette protection antioxydante. Ces composés préviennent le vieillissement cellulaire et réduisent les risques de maladies chroniques. La vitamine C présente dans la rhubarbe stimule la production de globules blancs et participe à la synthèse du collagène, une protéine indispensable à la santé de la peau et des cartilages.

Bon à savoir

La rhubarbe contient de l’acide oxalique (oxalate) qui favorise la formation de calculs rénaux. Les personnes sujettes aux coliques néphrétiques ne doivent donc pas la consommer.

Les propriétés anti-inflammatoires de la rhubarbe

L’émodine, un composé actif présent dans la rhubarbe, possède des propriétés anti-inflammatoires reconnues. Cette substance réduit la production de cytokines pro-inflammatoires et active les voies de signalisation qui contrôlent l’inflammation. Les études scientifiques ont montré l’efficacité de l’émodine en application topique pour traiter le psoriasis.

Les anthraquinones présentes dans la rhubarbe exercent également une action anti-inflammatoire bénéfique pour les maladies cardiovasculaires, le diabète et les troubles neurodégénératifs. La rhéine protège les reins en inhibant la fibrose rénale et en améliorant la néphropathie diabétique. L’aloé-émodine offre une protection cardiovasculaire et hépatoprotectrice tout en possédant des propriétés antibactériennes, antifongiques et antivirales.

Le chrysophanol et la pariétine protègent le système nerveux grâce à leurs effets antioxydants et anti-inflammatoires. Ces composés agissent en synergie pour réduire l’inflammation chronique dans l’organisme. Les fruits et légumes riches en antioxydants constituent des alliés précieux pour la santé.

La vitamine K et la santé osseuse

La vitamine K présente dans la rhubarbe joue un rôle déterminant dans la coagulation sanguine et le métabolisme osseux. Avec 296 microgrammes pour 100 grammes selon certaines sources, la rhubarbe représente une source exceptionnelle de cette vitamine. La vitamine K active les protéines qui fixent le calcium sur les os, contribuant ainsi à maintenir une densité osseuse optimale.

Le calcium présent dans la rhubarbe, à raison de 129 milligrammes pour 100 grammes, renforce cet effet bénéfique sur la santé osseuse. L’association de la vitamine K et du calcium dans la rhubarbe favorise la solidité des os et des dents. Cette combinaison s’avère particulièrement intéressante pour prévenir l’ostéoporose et maintenir la structure osseuse.

La gestion du poids avec la rhubarbe

La faible densité calorique de la rhubarbe en fait un aliment de choix pour les personnes qui souhaitent contrôler leur poids. Avec seulement 21 kilocalories pour 100 grammes, la rhubarbe permet de se rassasier sans apporter un excès de calories. Les fibres alimentaires procurent un effet satiétogène qui aide à réguler l’appétit.

Les polyphénols contenus dans la rhubarbe stimulent le métabolisme et favorisent la dépense énergétique. Des études menées sur des modèles animaux ont montré que les extraits de rhubarbe réduisent la masse grasse et préviennent l’obésité. La rhubarbe source de fibres et de composés bioactifs s’intègre parfaitement dans un régime alimentaire équilibré visant la perte de poids ou le maintien d’un poids santé.

La vitamine B9 et le développement cellulaire

La vitamine B9, également connue sous le nom d’acide folique, intervient dans le développement cellulaire et la synthèse de l’ADN. Cette vitamine s’avère particulièrement indispensable pour les femmes enceintes car elle prévient les anomalies du tube neural chez le fœtus. La rhubarbe apporte 7,25 microgrammes de vitamine B9 pour 100 grammes.

La vitamine acide folique participe à la formation des cellules sanguines et au bon fonctionnement du système nerveux. Un apport suffisant en vitamine B9 réduit les risques de malformations fœtales et contribue au développement harmonieux du système nerveux des nouveau-nés. Les femmes en âge de procréer et les femmes enceintes doivent veiller à un apport adéquat en acide folique.

À noter

Quant aux feuilles de rhubarbe, elles ne doivent pas être consommées du fait de leur toxicité. En revanche, elles peuvent être appliquées sur la peau pour soulager les piqûres d’ortie.

Les précautions liées à l’acide oxalique

La teneur en acide oxalique dans la rhubarbe impose certaines précautions de consommation. Les tiges contiennent entre 570 et 1100 milligrammes d’acide oxalique pour 100 grammes, une concentration qui augmente avec la maturité de la plante. Les feuilles de la rhubarbe renferment une concentration encore plus élevée d’acide oxalique, ce qui les rend toxiques.

L’acide oxalique toxique peut provoquer des brûlures, des nausées, des vomissements et des troubles rénaux en cas d’ingestion excessive. Les oxalates favorisent la formation de calculs rénaux chez les personnes prédisposées et peuvent entraîner une néphrotoxicité. La consommation de la rhubarbe doit être limitée à 100-150 grammes par jour pour éviter ces effets indésirables.

Les personnes souffrant de calculs rénaux oxaliques, d’insuffisance rénale ou prenant des anticoagulants doivent limiter leur consommation de la rhubarbe. Les enfants de moins de 2 ans ne doivent pas consommer de rhubarbe en raison de leur sensibilité accrue à l’acide oxalique. La cuisson élimine 30 à 40 % des oxalates présents dans les tiges.

Les astuces pour cuisiner la rhubarbe

La manière de cuisiner la rhubarbe influence directement sa teneur en acide oxalique et son goût. Le fait de peler les tiges avant la cuisson réduit la concentration en acide oxalique et atténue l’amertume. Un trempage dans de l’eau additionnée de bicarbonate de soude diminue également l’acidité des tiges.

La cuisson à couvert pendant 20 minutes à feu doux permet d’obtenir une texture fondante tout en préservant les nutriments de la rhubarbe. L’association avec du calcium, présent dans les produits laitiers par exemple, aide à neutraliser les oxalates. Pour cuisiner la rhubarbe de façon optimale, il convient d’enlever les extrémités et de couper les tiges en morceaux réguliers.

La rhubarbe se prête à de nombreuses préparations culinaires, des desserts aux plats salés. Les tartes, les crumbles, les compotes et les confitures constituent les utilisations sucrées les plus courantes. Les marinades pour viandes, poissons ou tofu, ainsi que les chutneys avec des oignons ou du gingembre, exploitent le côté acidulé de la rhubarbe dans des préparations salées. Les produits de saison offrent toujours une qualité gustative supérieure.

La conservation de la rhubarbe

Les tiges de rhubarbe se conservent pendant 2 à 3 jours au réfrigérateur lorsqu’elles sont enveloppées dans un linge humide. Le choix de tiges fermes, charnues et d’un rouge vif garantit une meilleure conservation et une qualité optimale. Les tiges doivent présenter des feuilles encore attachées et ne pas comporter de taches brunes.

La congélation représente une option intéressante pour prolonger la durée de conservation de la rhubarbe au-delà de la saison. Les tiges peuvent être coupées en morceaux et congelées directement sans blanchiment préalable. Cette méthode permet de profiter des bienfaits de la rhubarbe tout au long de l’année. La récolte au bon moment conditionne la qualité et la conservation du produit.

La saison de la rhubarbe et la récolte

La saison de la rhubarbe s’étend de mai à juillet, période pendant laquelle les tiges atteignent leur maturité optimale. La récolte s’interrompt traditionnellement après le 24 juin, jour de la Saint-Jean, car la teneur en acide oxalique augmente significativement avec l’avancement de la saison. Les tiges récoltées en début de saison présentent une acidité moins prononcée et une texture plus tendre.

Bon à savoir

Pour éviter que la pâte à tarte ne se ramollisse du fait que la rhubarbe perd beaucoup d’eau à la cuisson, il est conseillé de déposer une couche de poudre d’amande sur la pâte. Le résultat n’en sera d’ailleurs que plus savoureux.

La culture de la rhubarbe nécessite un sol frais, humide et bien drainé, ainsi qu’une exposition ensoleillée. Cette plante vivace rustique résiste aux climats rigoureux et se développe particulièrement bien dans les régions du nord de la France. La plantation s’effectue au printemps ou à l’automne pour permettre un bon enracinement avant la première récolte.

Les utilisations traditionnelles en médecine chinoise

La médecine traditionnelle chinoise utilise la rhubarbe depuis des millénaires pour ses propriétés laxatives, purgatives et diurétiques. Les praticiens de la médecine traditionnelle chinoise prescrivaient la rhubarbe pour traiter les troubles digestifs, les infections et les inflammations. Les composés actifs de la rhubarbe, notamment les anthraquinones, les anthrones, les stilbènes et les tanins, justifient ces usages ancestraux.

Le piceatannol, un stilbène proche du resvératrol, possède des propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires qui suscitent l’intérêt de la recherche moderne. Les études scientifiques contemporaines confirment les effets pharmacologiques de la rhubarbe et valident certaines utilisations traditionnelles. Les usages de la rhubarbe ne se limitent pas à l’alimentation.

Les recommandations de consommation

La consommation de rhubarbe fraîche doit se limiter à 100-150 grammes par jour pour éviter un apport excessif en acide oxalique. Les préparations sucrées, comme les tartes et les compotes, nécessitent souvent l’ajout de sucre pour atténuer l’acidité naturelle des tiges. Cette addition de sucre augmente la charge calorique et réduit l’intérêt nutritionnel de la rhubarbe.

Les infusions se préparent avec une cuillère à café de racine séchée pour 250 millilitres d’eau. Les décoctions utilisent 10 grammes de racine dans 500 millilitres d’eau, portés à ébullition pendant 15 minutes. L’association avec du gingembre favorise la digestion, tandis que la vitamine C améliore l’absorption du fer. Le magnésium renforce la fonction musculaire intestinale et potentialise les effets de la rhubarbe sur le transit.

Les contre-indications et interactions médicamenteuses

Les personnes prenant des anticoagulants doivent consulter un professionnel de santé avant de consommer de la rhubarbe en raison de sa teneur élevée en vitamine K. Cette vitamine intervient dans la coagulation sanguine et peut interférer avec l’action des médicaments anticoagulants. Les patients atteints de maladie rénale chronique doivent éviter la consommation régulière de rhubarbe.

La maladie rénale chronique altère la capacité des reins à éliminer les oxalates, ce qui augmente les risques de complications. Les personnes ayant des antécédents de calculs rénaux oxaliques doivent limiter leur consommation d’aliments riches en oxalates, dont la rhubarbe fait partie. Une hydratation suffisante, avec au moins 1,5 litre d’eau par jour, aide à diluer les oxalates et à prévenir leur cristallisation.

FAQ

Pourquoi les feuilles de la rhubarbe sont-elles toxiques ?

Les feuilles contiennent une concentration très élevée d’acide oxalique et de glycosides anthraquinoniques qui provoquent des brûlures buccales, des nausées, des vomissements et des troubles rénaux graves. Seules les tiges de la rhubarbe peuvent être consommées après cuisson.

Comment réduire l’acidité de la rhubarbe lors de la préparation ?

Le pelage des tiges élimine une partie de l’acide oxalique concentré dans la peau. Un trempage dans de l’eau additionnée de bicarbonate de soude pendant 30 minutes réduit l’acidité. La cuisson à couvert pendant 20 minutes à feu doux atténue également le goût acide.

Peut-on consommer de la rhubarbe pendant la grossesse ?

Les femmes enceintes peuvent consommer de la rhubarbe en quantités modérées, soit 100 grammes maximum par jour. La vitamine B9 présente dans la rhubarbe contribue au bon développement du fœtus. La teneur en acide oxalique impose toutefois une consommation limitée pour éviter tout risque de troubles rénaux.

Quels sont les signes d’une intoxication à l’acide oxalique ?

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