TCMH bas

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Lors d’un hémogramme, le TCMH est l’un des éléments que le médecin évalue attentivement. Les résultats de ce paramètre donnent, au même titre que le Volume Globulaire Moyen (VGM), de précieuses informations sur les globules rouges et la santé générale du système sanguin.

Le taux corpusculaire moyen en hémoglobine, ou TCMH est la quantité moyenne en hémoglobine contenue dans un globule rouge (hématie). Encore appelé teneur globulaire moyenne en hémoglobine TGMH, cet examen indiqué lors d'un bilan sanguin permet de préciser la nature d'une anémie (diminution du nombre de globules rouges dans le sang).

Pour aller plus loin : Le TCMH se calcule par la division du taux d'hémoglobine (concentration d'hématie par litre de sang) par le nombre de globules rouges par litre de sang. La valeur normale est comprise entre 28 et 32 pg (picogrammes) par hématie.

Bon à savoir : les globules rouges (ou hématies) sont les cellules responsables du transport d'oxygène dans l'organisme.

Diagnostic d'un TCMH bas

Le taux corpusculaire moyen en hémoglobine est dosé dans un laboratoire d'analyses médicales. Le biologiste (médecin ou pharmacien) ou l'infirmier(e) procède à un prélèvement d’un certain volume de sang. Ce prélèvement servira à l'élaboration de la numération formule sanguine (NFS), qui est l'analyse des cellules du sang. Cette analyse inclut les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes.

En dehors du TCMH, la numération sanguine permet aussi de doser l’hématocrite et le volume globulaire moyen. L’hématocrite indique le volume occupé par les globules rouges dans le sang. Le volume globulaire moyen mesure la taille des globules rouges. Ces informations sur les globules rouges peuvent également être exploitées par le médecin pour identifier d’éventuelles anomalies dans le sang.

L'utilité du diagnostic d'un TCMH bas est de caractériser une anémie, c'est-à-dire une diminution de la quantité d'hémoglobine contenue dans le sang. Exprimé en pourcentage, l’hématocrite indique aussi une anémie lorsque le nombre de globules rouges est faible et entraîne une baisse d’hémoglobine. L’anémie est l’un des problèmes de santé dont les symptômes peuvent rendre difficiles les activités quotidiennes.

Causes d’un TCMH bas

La baisse du TCMH peut être causée par une carence nutritionnelle. Une carence en fer, en vitamine B9 ou en vitamine B12 peut entraîner une anémie. La mauvaise absorption de ces nutriments est également un facteur de baisse du taux corpusculaire moyen en hémoglobine.

En cas de maladie, comme les troubles de la moelle osseuse, la production normale de globules rouges peut être affectée. En cas d’aplasie médullaire par exemple, la moelle osseuse ne produit plus assez de globules rouges.

Le cancer peut également réduire les globules rouges. La diminution des cellules sanguines peut être liée au cancer même ou à la prise des traitements. Un prélèvement et un examen en laboratoire sont nécessaires pour déterminer les causes exactes d’un TCMH bas.

Interprétation et conséquences d'un TCMH bas

Lorsque la numération formule sanguine donne des résultats d'un TCMH bas (<32 pg/100ml), le biologiste conclut à une anémie hypochrome. L'anémie est généralement due à une diminution de la concentration en hémoglobine.

Pour mieux comprendre : Le TCMH précise le fait que l'anémie soit hypochrome, c'est-à-dire que les hématies présentent une couleur rouge moins intense (« hypo » = diminué, « chrome » = couleurs).

L'anémie hypochrome traduite par un TCMH bas est due au manque de fer dans l'organisme ou à une pathologie inflammatoire (cancers, maladies rhumatismales ou maladies infectieuses). Des examens complémentaires seront effectués, tels que le dosage du fer sérique ou de la protéine C-Réactive (CRP), indicateur de l'inflammation, afin de mettre en évidence les causes de l'anémie.

Les symptômes d'une anémie

Une anémie ferriprive ou inflammatoire peut avoir des conséquences et induire une baisse de la production normale de globules rouges. Les personnes présentant une anémie hypochrome par carence martiale ou inflammatoire présentent les symptômes suivants :

  • Pâleur de la peau ;
  • Pâleur des muqueuses ;
  • Essoufflements ;
  • Fatigue ;
  • Ongles fragiles ou cassants ;
  • Perte de poids et d'appétit.

En présence de ces symptômes, le médecin doit être consulté au plus vite pour traiter l’anémie.

Traitement d'un TCMH bas

Le traitement de la baisse du taux corpusculaire moyen en hémoglobine passe par celui de l'anémie ferriprive ou inflammatoire.

Traiter l'anémie ferriprive

1. Supplément de fer

Les patients anémiés peuvent prendre différents types de médicaments tels que : fumarate ferreux (Palafer®), sulfate ferreux (Appo Ferrous Sulfate®), gluconate ferreux (Appo Ferrous Gluconate®).

Il est déconseillé de prendre des comprimés qui résistent à l’acidité de l’estomac et qui se dissolvent dans l’intestin. Ce type de comprimés est entouré d'une pellicule qui retarde leur dissolution et nuit à l’absorption du fer.

Conseils : Le fer est mieux absorbé lorsque l’estomac est vide : une heure avant un repas ou deux heures après. En effet, certains aliments peuvent réduire l’absorption du fer. Cependant la vitamine C permet d'optimiser l’absorption du fer, la prise de médicament avec un jus d'orange sera donc à privilégier. Informez votre médecin des médicaments que vous prenez, les suppléments de fer interagissent avec de nombreux médicaments ainsi qu’avec les suppléments de calcium. Il vous suggérera un intervalle de temps à respecter pour prévenir l’interaction.

2. Alimentation

Ce sont des mesures préventives, et une alimentation riche en fer permet de pallier les carences des patients anémiés. Normalement, une alimentation saine et variée fournit suffisamment de fer. En cas de carence, vous en trouverez dans : le foie de viande ou de volaille, les palourdes, le rôti de bœuf, la dinde hachée et les sardines qui sont d’excellentes sources ainsi que les fruits séchés, la mélasse, les grains entiers, les légumineuses, les légumes verts, les noix et les graines. Cela vous permettra d’assurer une production normale de globules rouges.

Bon à savoir : Des interventions plus spécifiques peuvent être réalisées en cas de maladie sous-jacente à l’anémie. À travers un suivi régulier, le médecin vérifiera la réponse au traitement afin de l’ajuster pour maximiser la production de globules rouges.

Traiter l'anémie inflammatoire

La thérapeutique d'une anémie inflammatoire consiste à traiter la pathologie responsable du syndrome inflammatoire. Les infections persistantes responsables d'anémie sont beaucoup moins fréquentes grâce aux technologies actuelles ; restent les rhumatismes inflammatoires chroniques, les collagénoses et autres pathologies inflammatoires complexes, et surtout les tumeurs malignes hématologiques et non hématologiques.

Ces pros peuvent vous aider